
lors que le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) est réuni depuis lundi à Bangkok pour examiner les moyens d'atténuer le réchauffement de la planète, le communiqué final du sommet annuel Etats-Unis/UE publié lundi souligne la nécessité d'une
"action urgente et mondiale" pour assurer des approvisionnements énergétiques sûrs et abordables, et pour répondre au changement climatique. Les Européens veulent croire qu'il s'agit là, de la part des Américains , de
"progrès réels" (José Manuel Barroso, le président de la commission européenne) et d'
"un énorme pas en avant" (Angela Merkel, la chancelière allemande dont le pays assure la présidence de l'UE).
Pourtant, concrètement, les blocages demeurent puisque les quotas d'émissions de gaz, voulus par l'UE, sont toujours rejetés par l'administration américaine. M. Bush a de nouveau plaidé pour le recours aux nouvelles technologies plutôt qu'aux normes.
RÉTICENCES DE LA CHINE ET DES ÉTATS-UNISCes divisions se ressentent aussi à Bangkok, où les experts doivent aussi composer avec une délégation chinoise particulièrement réticente. Lundi, un représentant chinois à la réunion de Bangkok, Sun Guoshun, a réaffirmé la volonté de Pékin d'agir contre le réchauffement climatique, sans toutefois avancer d'objectifs précis pour les émissions de gaz à effet de serre. La délégation chinoise a d'ailleurs déposé environ 1 500 amendements sur le projet de texte étudié par le GIEC.
Les Etats-Unis, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES), et la Chine affirment qu'une réponse rapide pour réduire les émissions serait moins efficace et plus coûteuse que les scientifiques ne le disent. La réunion de Bangkok est la troisième à se tenir cette année après celle de Paris, en février, où le point à été fait sur les recherches scientifiques, et celle de Bruxelles, début avril, où les experts s'étaient interrogés sur les conséquences du réchauffement climatique.